Philippe II

Philippe II est né à Valladolid, fils d’Isabelle de Portugal et de l’empereur Charles Quint, qui lui céda les couronnes d’Espagne et des Pays-Bas après son abdication.
Il a côtoyé les grands conseillers de son père, comme le Duc d’Albe, pour les affaires de guerre, Francisco de los Cobos, pour les affaires financières, le cardinal Tavera ou Juan de Zuñiga, entre autres.

Philippe II s’est marié quatre fois afin d’obtenir des avantages politiques. La première fois, avec Marie de Portugal, pour unifier le territoire de la péninsule. Ensuite, avec Marie Tudor, pour devenir roi consort d’Angleterre et d’Irlande. Sa troisième épouse fut Isabelle de Valois, pour clôturer ainsi une étape de confrontations avec la France. À nouveau veuf et sans héritier, il se marie alors avec sa nièce, Anne d’Autriche, qui sera la mère du futur roi Philippe III.

Ce fut un roi autoritaire, qui gouverna un vaste empire bien qu’il conservât le système de conseillers permanents pour administrer les différents territoires. Il construisit une impressionnante machine administrative qui atteignait la totalité de l’empire et il établit la capitale du royaume dans la ville encore petite de Madrid. Dans la littérature, La Vie de Lazarillo de Tormes est un fidèle reflet des difficultés de l’époque.

La victoire de Saint-Quentin contre la France, le jour de Saint-Laurent, fut célébrée par la construction du monastère de l’Escurial, pour signer ainsi la paix du Cateau Cambrésis.
Philippe II fut confronté à certains problèmes internes.

Le problème de son fils premier-né, Charles, avec lequel il eut de nombreuses confrontations en raison de la santé mentale du prince qui l’obligea à rester confiné jusqu’à sa mort.
La révolte des Alpujarras de Grenade, en raison du soulèvement des morisques qui sera maté militairement par Juan d’Autriche.

La trahison de son secrétaire, Antonio Pérez, qui révéla des secrets d’État, ce qui provoqua un grave conflit avec l’Aragon et ses chartes et fut à l’origine de l’assassinat de Juan de Escobedo, secrétaire de Juan d’Autriche.

La bataille de Lépante, contre l’armée ottomane, eut lieu pendant son règne et se solda par une grande victoire à laquelle participa Miguel de Cervantès, le manchot de Lépante.
Le monarque connut également certaines défaites. Celle de l’Invincible Armada, sur son chemin pour envahir l’Angleterre. De plus, le conflit religieux entre les Pays-Bas lors de la guerre des 80 ans, qui entraîna plusieurs banqueroutes successives pour la couronne espagnole.

Sous Philippe II, il se produit une période de grande richesse culturelle. En architecture, les architectes de l’Escurial, Juan Bautista de Tolède et Juan de Herrera, se démarquent.
En peinture, Le Greco, Titien et Alonzo Sánchez Coello.

C’est l’époque de Miguel de Cervantès, des poètes mystiques comme Sainte-Thérèse d’Avila et Saint-Jean de la Croix, du théologien et humaniste Fray Luis de León, ou de l’inventeur Jerónimo de Ayanz, précurseur de la machine à vapeur, parmi d’autres génies.

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