Pablo Picasso

Pablo Ruiz Picasso est né à Málaga en 1881. Son père était professeur de dessin, ce qui l’a aidé à développer tout son talent depuis le plus jeune âge.

À 15 ans, il rentre à l’école des Beaux-Arts de Barcelone, où il peint les tableaux La Première Communion et Science et Charité.

En 1897, à Madrid, il étudie à la Real Academia de Bellas Artes de San Fernando et fréquente le musée du Prado, où il découvre la peinture du Siècle d’or espagnol.

Picasso disait : « L’inspiration existe, mais elle doit vous trouver au travail ».

De retour à Barcelone, il commence à signer ses œuvres avec le nom de jeune fille de sa mère. 

À cette époque, il se rend régulièrement à la brasserie Els Quatre Gats et il rencontre Carles Casagemas, peintre lui aussi.

En 1900, il voyage pour la première fois à Paris. Il s’installe dans le quartier de Montmartre, où il est émerveillé par la vie culturelle de la ville et par les artistes tels que Gauguin, Degas, Toulouse-Lautrec et par le symbolisme des Nabis.

Il peint alors L’attente (Margot) et La nana.

De retour en Espagne, le suicide de son ami Casagemas déclenche le début du mouvement connu sous le nom de la période bleue.

Il crée plusieurs compositions inspirées de cet événement : L’enterrement de Casagemas et La Vie, qui rappellent la peinture du Greco.

En 1904, il prend la décision de déménager définitivement à Paris. À cette époque, il s’intéresse à l’univers du cirque, ce qui se traduit dans les œuvres La famille de saltimbanques ou L’acrobate à la boule. 

C’est là que commence sa période rose lors de laquelle la figure de l’arlequin devient sont alter ego.

Son style aborde une nouvelle étape représentée par le portrait de Gertrude Stein qui développera la période noire, influencée par les cultures africaines et l’art ibérique archaïque comme la Dame d’Elche, ainsi que par les peintres Ingres et Cézanne. Cette période le mènera à peindre Les demoiselles d’Avignon, tableau qui donnera naissance au cubisme.

C’est dans ce contexte qu’il réalise son premier collage de Nature morte à la chaise cannée.

Il débute un série de portraits figuratifs connus comme néoclassiques, avec des influences gréco-latines, reflétés par le tableau Trois femmes à la fontaine.

En 1917, il rencontre la danseuse Ogla Jojlova qui deviendra sa femme et avec qui il aura son premier enfant. Cet événement le mènera à peindre des œuvres consacrées à la maternité et des portraits de son fils, Paulo.

Sa nouvelle relation avec Marie-Thérèse Walter apportera un nouveau bouleversement dans l’œuvre de l’artiste. C’est le début de sa période surréaliste, qui l’inspirera dans sa série de sculptures du buste de Marie-Thérèse, qu’il peindra également dans son sommeil ou face au miroir.

Parmi les autres sujets principaux de sa peinture au cours de ces années, on trouve le minotaure, qui devient son nouvel alter ego et qui est représenté dans son eau-forte La minotauromachie. 

On le retrouve aussi dans Le Guernica, qui constitue un plaidoyer contre la barbarie de la guerre, et dans Le charnier qui traduit une autre expérience de guerre, la Seconde Guerre mondiale.

Pendant la période de l’occupation allemande, il vit sur la côte méditerranéenne française et peint des sujet bucoliques et mythologiques. Désormais, ses satyres, ses faunes, ses centaures et ses nymphes se montrent plus joyeux car il est aux côtés de sa nouvelle compagne, Françoise Gilot. 

Il réalise également de grands muraux de guerre et de paix où la colombe est représentée comme un symbole de la pais, avec une branche d’olivier dans le bec.

Jacqueline Roque, qu’il a charmée en dessinant une colombe à la craie chez elle, fut sa dernière compagne jusqu’à sa mort en 1973. 

Elle deviendra l’une des femmes les plus représentées de l’histoire avec plus de 400 tableaux à son effigie.

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