SALAMANCA – WAS ZU SEHEN?

Située sur le plateau nord de la péninsule ibérique, Salamanque appartient à la communauté autonome de Castille-et-León. Elle est située sur la voie romaine de la vía de la Plata entre les villes actuelles de Mérida et d’Astorga. 

Son origine remonte à l’âge du fer, avec des vestiges archéologiques dans le Cerro de San Vicente sur les rives de la rivière Tormes. Elle a été peuplée par les Vaccéens, les Vettons, les Romains et les Wisigoths.

Au Moyen-Âge, au cours du règne d’Alphonse VI de León, Raymond de Bourgogne, marié à Dame Urraque, la fille aînée, a eu pour mission royale de repeupler la ville, la population la plus importante étant les Serranos, connus sous le nom de bergers guerriers, ainsi que les Mozarabes et les Francs, entre autres. Le roi Alphonse IX de León octroie certains privilèges à Salamanque et fonde son université en 1218. 

Au cours du XVe siècle, Salamanque était un centre d’envergure de fabrication de textiles et

exportateur de laines, qui ont enrichi la ville grâce à la Mesta, qui régulait la transhumance, c’est-à-dire le déplacement depuis une certaine zone de pâturage à une autre en hiver 

et inversement en été. 

En 1492, Salamanque a souffert de l’expulsion des juifs, malgré le respect des habitants de Salamanque pour leurs voisins et espèrent leur retour. Au XVIe siècle, Salamanque a rejoint le mouvement comunero contre l’empereur Charles.

Quint, pour les impôts exigés par la Couronne et pour la défense de ses manufactures textiles. 

En 1755, elle a subi les conséquences du tremblement de terre de Lisbonne. Pendant la guerre d’indépendance contre les français, elle a été occupée jusqu’à la bataille des Arapiles, en 1812, gagnée sous le commandement du duc de Wellington.

L’université a joué un rôle de premier plan dans la vie de Salamanque pendant des siècles. Le XVIe siècle a vu l’émergence de l’école de Salamanque, formée par un groupe d’académiciens et théologiens, comme Francisco de Vitoria, Domingo de Soto et Francisco Suárez, dont les idées politiques et économiques, continuent d’être étudiées et débattues de nos jours. Fray Luis de León, poète mystique et théologien, a également prononcé depuis un amphithéâtre universitaire la célèbre phrase « Comme nous le disions hier », après être resté longtemps

emprisonné par l’Inquisition pendant cinq ans, accusé d’avoir traduit en langue vernaculaire 

le Cantique des Cantiques de la Bible.

La ville de Salamanque abrite deux cathédrales reliées par une paroi, l’ancienne, datant du XIIe siècle, avec son ciborium et son dôme à écailles, et la nouvelle, avec sa façade principale

spectaculaire. À proximité se trouve le jardin del huerto de Calixto y Melibea qui conserve une 

partie des remparts médiévaux. Baroque et œuvre des Churrigueras, membres d’une famille d’architectes et de sculpteurs, on retrouve la place Mayor, avec la façade de l’hôtel de ville et l’arcade des porches. On retrouve le couvent de San Esteban avec son retable principal de style Churriguera et le couvent de Las Dueñas avec son cloître plateresque. 

La ville compte également quelques édifices d’intérêt tels que la casa de las Conchas (maison aux coquillages), avec ses façades décorées de coquilles Saint-Jacques en pierre, le palais de San Boal avec sa façade en sgraffite, la maison de doña María la Brava, un édifice gothique du XVe siècle. La maison de la mort de style plateresque avec ses crânes sur la façade. 

Le palais de Monterrey et ses tours au style plateresque, et le palais de la Salina, tous les deux conçus par l’architecte Gil de Hontañón, ou encore des édifices modernistes comme la Casa Lis et le marché des halles dont le matériau principal est le fer.

N’oublions pas l’université de Salamanque, connue pour sa légende de la grenouille : l’étudiant qui partait faire ses études en dehors de la ville se trouvait face à la grenouille sur la façade, réussissait ses examens et se mariait. C’est précisément sur sa façade principale que l’on trouve les devises de l’université écrites en latin : « Les principes de toutes sciences s’apprennent à l’université de Salamanque », et la plus connue : « Ce que la nature ne donne pas, Salamanque le prête », qui fait référence au fait qu’il existe des qualités innées que l’on ne peut acquérir, comme l’intelligence ou la persévérance et que l’université, elle non plus, n’est pas en mesure de nous les donner.

Dans sa province se trouvent les parcs naturels d’Arribes de Duero, avec la cascade de la rivière Uces, ou le village de La Fregenada, avec son port fluvial, le parc des Batuecas – Sierra de Francia, où l’on trouve de charmants villages comme Alberca ou Miranda del Castañar et le sanctuaire de Nuestra Señora de la Peña de Francia. La sierra de Béjar et le village de Béjar, avec le palais Ducal, de style Renaissance et le musée du textile.

On retrouve d’autres villages remarquables comme Ciudad Rodrigo et son centre ville fortifié, Ledesma qui était autrefois romain, ainsi qu’Alba de Tormes et son palais des Ducs d’Alba.

La gastronomie se base sur les pâturages de Salamanque, lieu d’élevage de taureaux de combats et de porc ibérique, qui nous offre des produits comme le jambon et la charcuterie ibériques d’appellation d’origine Guijuelo, la viande de race Morucha, la viande boeuf Charra ou la lentille d’Armuña. Parmi les plats les plus populaires, on trouve l’hornazo, le farinato ou les rôtis castillans classiques.

 

Documenté par Álvaro Palacios Pérez-Medina

Si vous souhaitez voir d’autres vidéos de la ville, consultez le site HistoryofSpain.

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